Dans ce webinaire interactif de 1h30, expérimentez les secrets pour animer des formations à distance engageantes et efficaces.
Au programme de ce live animé par Séverine Le Jeune, vous découvrirez :
- Les bonnes pratiques lorsque l’on anime à distance
- Qu’est-ce que je fais si la technologie me lâche
- Comment garder la motivation des apprenants
👩🏻Notre invitée : Séverine Le Jeune est Responsable de La Learning Fabrique, organisme de formation créé par Learn Assembly et spécialisé dans la montée en compétences des professionnels de la formation depuis plus de 10 ans.
Animer à distance n’a rien d’une évidence : sans la présence physique, il faut redoubler d’efforts pour capter l’attention et créer du lien. C’est tout l’objet de ce webinaire Digiformag, où Séverine Le Jeune — formatrice depuis 10 ans, spécialisée dans l’accompagnement des organismes de formation sur l’animation de classe virtuelle — partage ses astuces concrètes, entre retours d’expérience et conseils pratiques.
Webinaire ou classe virtuelle : bien choisir son format
Premier point de clarification : les deux formats ne se confondent pas.
- Le webinaire est un format plutôt descendant, pensé pour informer ou sensibiliser un large public. Il dure généralement de 1h à 1h30 et le nombre de participants n’est limité que par l’outil utilisé (et son abonnement).
- La classe virtuelle, elle, relève d’une véritable action de formation : on y fait expérimenter, on met les apprenants en action, comme on le ferait en présentiel. Elle peut durer jusqu’à 2h sans pause, ou 3h maximum avec une ou plusieurs pauses, pour un groupe idéalement limité à 6-10 personnes (15 grand maximum).
Pour choisir entre les deux, quelques questions à se poser : quel est l’objectif (sensibiliser ou former) ? Qui est le public ? Combien de personnes doivent être formées (et peut-on les répartir en sous-groupes) ? Le contenu nécessite-t-il de la mise en pratique ? Combien de temps faut-il pour le dérouler ?
Autre recommandation : éviter de dépasser une demi-journée d’animation, aussi bien pour préserver l’énergie du formateur (qui doit projeter davantage sa voix pour compenser l’écran) que pour celle des participants, qui peuvent se lasser d’avoir la même personne en face d’eux toute la journée.
7 astuces pour une animation à distance réussie
1. Concevoir un déroulé détaillé
C’est la base : un déroulé précis, minuté, qui liste non seulement les contenus mais aussi les moments d’interactivité (sondages, réactions, questions dans le chat). Il permet de gérer son temps — car à distance, tout prend plus de temps (connexion, prise en main des outils, silences qui paraissent plus longs). Séverine conseille de ne prévoir que 1h20 de contenu pour une session d’1h30, afin de garder 10 minutes de marge pour les imprévus techniques et au moins 10 minutes pour les questions. Astuce bonus : identifier à l’avance les contenus “sacrifiables” en cas de manque de temps.
2. Construire un support efficace : la règle CIA
Un bon support de classe virtuelle est Cohérent (mêmes polices, mêmes couleurs, même logique visuelle sur toutes les slides — trois maximum de chaque), Imagé (les images captent le regard et favorisent la mémorisation) et Aéré (peu de texte à l’écran, l’essentiel du contenu doit être porté à l’oral, pas lu sur la slide).
3. Anticiper
Anticiper les problèmes techniques (Séverine raconte comment une panne réseau générale dans son village breton a failli l’empêcher d’animer ce webinaire !), mais aussi l’environnement dans lequel on anime : tenue, éclairage, arrière-plan. Prévoir des plans B en mode dégradé (par exemple, remplacer un outil de quiz en panne par un simple pouce levé/baissé à la caméra) permet d’éviter d’annuler une session — ce qui, si cela se répète, fait perdre l’engagement des apprenants.
4. Être proche à distance
La proximité se construit en encourageant les temps informels (petites discussions en début de session, “small talk”), en utilisant des brise-glace en ouverture et des energizers en cours de séquence pour relancer l’attention. Séverine utilise d’ailleurs l’IA générative pour créer rapidement des jeux adaptés au nombre de participants, au temps disponible et à la thématique du secteur d’activité.
5. Mettre en mouvement
Les activités qui fonctionnent en présentiel (post-its, sous-groupes) sont transposables à distance grâce aux outils de visioconférence et aux plateformes dédiées. Point essentiel : toujours prendre le temps de débriefer ces activités — c’est une attente forte des apprenants, et cela renforce l’ancrage mémoriel de ce qui a été appris.
6. Interagir
Explorer et tester toutes les fonctionnalités interactives des outils utilisés (sondages, nuages de mots, réactions, fonds d’écran ludiques…) — ces outils évoluent vite, avec de nouvelles fonctionnalités régulièrement. Bonus non négligeable : la plupart génèrent des rapports d’activité utiles pour la démonstration de l’amélioration continue (Qualiopi).
7. Utiliser sa voix
À distance, il faut davantage moduler sa voix pour éviter un ton linéaire et soporifique, et ne pas craindre les silences — aussi bien ceux des apprenants (qui réfléchissent) que les siens (qui laissent la place à une question). La gestuelle reste importante aussi, même partiellement visible à l’écran.
Et l’environnement de travail dans tout ça ?
Un point ajouté en cours de discussion : soigner son propre environnement (éclairage, tenue, absence de bruit) et s’assurer que les participants ont, eux aussi, les bonnes conditions. Pour des formations en intra-entreprise, mieux vaut que chacun soit isolé (bureau individuel, bulle, télétravail) plutôt que regroupé dans une même salle, qui génère du bruit parasite et nuit à la qualité des échanges.
Ce qu’il faut retenir des échanges avec les participants
Plusieurs retours d’expérience sont venus enrichir la session :
- Sur des formations longues (plusieurs semaines, plusieurs heures par jour), des rituels comme les réveils mémoriels en début de matinée, un temps libre pour un icebreaker ou une anecdote, et des pauses régulières (minimum 15 minutes, matin/midi/après-midi) sont indispensables pour maintenir l’attention.
- Après la pause déjeuner en particulier, une activité de relance type blind test ou jeu du pendu (sur des outils simples comme LearningApps, ou même sans outil du tout) permet de relancer la dynamique du groupe.
- Couper l’écran de partage à certains moments favorise, contre-intuitivement, la proximité : les participants regardent alors le formateur plutôt que la slide, ce qui recentre la discussion.
- Travailler avec deux écrans (voire trois) facilite la gestion simultanée du support, de la visio et du déroulé.
En conclusion
Pas de recette magique, mais de l’entraînement : Séverine le rappelle, même après 10 ans d’animation, le stress avant une session ne disparaît jamais totalement — et c’est plutôt bon signe. L’essentiel reste de préparer un déroulé solide, un support clair, d’anticiper les imprévus, de soigner la proximité et l’interactivité, et d’oser expérimenter de nouveaux outils et formats.
Article rédigé à partir du replay du webinaire Digiformag “Les secrets pour animer des formations à distance engageantes et efficaces”, animé par Séverine Le Jeune.
Retrouvez l’ensemble des replays des webinaires Digiformag sur notre chaine Youtube !
Si vous avez manqué ce webinaire où Séverine Le Jeune nous livre ses astuces et conseils pour assurer des classes virtuelles dynamiques, engageantes et efficaces, vous pouvez retrouver le replay complet sur notre chaîne YouTube : les secrets pour animer des formations à distance engageantes et efficaces.