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Découvrez les 6 tendances du Digital learning en 2021 !

Sommaire

Alors que le digital learning semble être plus populaire que jamais en cette période favorisant la distanciation sociale, il est intéressant de se tourner vers l’avenir pour tenter de détecter les usages de demain. Découvrez les 7 tendances de 2021 !

Quelles que soient les formes que prendra le digital learning en 2021, l’enjeu majeur pour les organismes de formation et les organisations apprenantes est celui de l’individualisation des parcours pédagogiques. En effet, pour être engageant, ce type de formation doit avant tout s’adapter aux usages des apprenants.

1.    La Gamification pour favoriser l’implication

S’amuser en se formant est un excellent moyen de renforcer la mémorisation et d’accroître l’engagement. Depuis quelques années déjà, le jeu pédagogique a le vent en poupe dans le développement de modules e-learning.

La mise en place de serious game doit répondre aux objectifs de la formation (S’agit-il d’une mise en situation ? D’acquisition de nouvelles compétences ? De sensibilisation à un nouvel enjeu juridique ou environnemental ?) tout en immergeant le formé dans un environnement réaliste. Le choix des décors, des animations et des personnages ne doit pas être laissé au hasard et repose sur un savant compromis entre ergonomie et réalisme.

L’intégration d’un système de scoring (scores en français) permet d’impliquer et d’engager encore davantage les apprenants. Certains éditeurs de serious games l’ont bien compris puisqu’ils sont allés jusqu’à mettre en place un dispositif de badges pour entretenir la motivation du joueur, valoriser son rôle dans la communauté et susciter l’esprit de compétition.

Comme tout bon jeu qui se respecte, les récompenses s’avèrent indispensables pour favoriser l’émulation dans le groupe. Ces dernières peuvent être virtuelles ou au contraire tangibles, utilisables dans le monde réel. Rien de mieux pour motiver les troupes !

Il existe une multitude de jeux pédagogiques qui sont choisis en fonction de différents critères : objectifs visés, public cible, moyens pédagogiques et financiers disponibles. Ainsi, le gamestorming qui mêle “jeu” et sessions d’inspiration permet de trouver de nouvelles idées à des problématiques concrètes en s’appuyant sur une approche ludique.

2. Le Mobile learning, pour répondre aux enjeux de mobilité

La formation se fragmente, se décentralise et devient de plus en plus mobile. Il est désormais possible de développer ses compétences à distance à n’importe quelle heure, quel que soit le lieu où on se trouve. En plus des applications intégrant des modules e-learning, les réseaux sociaux servent également à partager ses connaissances (une belle manière d’appliquer le S du modèle SMR, comme expliqué dans notre article à ce sujet) ou à interagir avec d’autres personnes formées.

Sur mobile, les questionnaires en ligne ou quiz sont faciles à prendre en main et peuvent être générés très rapidement. Le formateur peut évaluer en temps réel les connaissances des apprenants et analyser leurs scores. Ludiques et pédagogiques, les activités sur mobile e-learning peuvent par exemple permettre de stimuler une réunion commerciale et de challenger ses collaborateurs.

3. La réalité augmentée : l’immersion au profit de l’apprentissage

La réalité augmentée offre de belles perspectives à la formation professionnelle. Les formés se trouvent dans une situation réelle enrichie. En plus d’offrir une immersion totale aux participants dans un univers en 3 dimensions, elle leur permet de reproduire des gestes et des actes et de les assimiler complètement.

À titre d’exemple, la réalité augmentée permet de reproduire des situations d’incendie qui sont difficiles à réaliser dans un environnement réel. Loin d’être cantonnée aux seuls métiers techniques, la réalité augmentée s’adapte également de plus en plus à d’autres secteurs d’activités : management, vente, coiffure, etc. Aussi, elle peut être utilisée afin d’améliorer sa pratique d’une nouvelle langue par le biais d’une technologie de reconnaissance vocale permettant de parfaire la prononciation d’un mot.

4. Interagir avec le social learning

On désigne souvent par « social learning » l’ensemble des éléments ou dispositifs permettant à un individu d’apprendre en interagissant avec son environnement. C’est dans les années 80 que ce terme fut inventé par un chercheur en éducation qui désignait par environnement « apprentissage par la foule, apprentissage par les pairs et apprentissage collaboratif ». Qu’il s’agisse de créer une communauté ou de permettre à un stagiaire d’échanger avec un expert, le mode d’apprentissage en social learning se différencie d’un apprentissage plus classique dit « descendant ». En effet, dans ce dernier cas de figure, l’information est exclusivement émise par un formateur dont l’expertise est reconnue et transmise à un apprenti.

Avec la reconnaissance de la formation en situation de travail, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à mettre en œuvre le concept d’« organisation apprenante » où la formation est interne, moins formalisée et dispensée par un collaborateur qui joue le rôle de formateur.

De plus, les principaux acteurs du secteur e-learning proposent de nouveaux outils permettant de varier les interactions entre apprenants et formateurs. Outre le fait d’intégrer des réseaux sociaux au sein d’un module de formation, les éditeurs de logiciels multiplient les occasions d’échanges en développant de nouveaux outils de travail collaboratifs (messagerie instantanée par exemple entre les participants, édition de contenus collaboratifs, classes virtuelles ou encore forum de discussion). Par ailleurs, ces dispositifs sont de plus en plus inclus au sein des formations afin de susciter l’engagement des apprenants.

5. L’intérêt des classes virtuelles

Parce qu’elle offre des avantages comparables à une formation présentielle « classique » tout en permettant de réduire les coûts, la classe virtuelle est un dispositif de plus en plus utilisé par les entreprises ou dispensateurs de la formation pour animer une communauté d’apprenants.

La classe virtuelle permet de rassembler un groupe d’individus constitué d’un formateur et d’apprenants grâce à un système de visioconférence. Tous les participants à une classe virtuelle peuvent partager des documents, échanger par voie orale ou écrite et réaliser une ou plusieurs activités.

Contrairement à une séquence e-learning classique, la classe virtuelle est une activité synchrone, puisqu’elle repose sur un échange permanent entre un formateur et des apprenants, et distancielle, car tous les participants se trouvent dans des lieux géographiques éloignés.

Si la classe virtuelle est si prisée, c’est parce qu’elle offre de nombreux avantages parmi lesquels figurent :

  • L’accroissement de l’engagement des apprenants : les taux d’abandon étant important lors de séquences de formation à distance, la classe virtuelle est un dispositif qui permet à un apprenant de se sentir moins seul et d’échanger directement avec ses pairs et avec une équipe pédagogique. De plus, l’intégration d’activités interactives favorise l’immersion de l’apprenant. Enfin, en interagissant avec les autres apprenants ou avec un formateur, un participant peut obtenir plus rapidement des réponses à ses questions et ne se trouve plus livré à lui-même. Ainsi, il peut plus facilement progresser.
  • Une meilleure flexibilité : la classe virtuelle répond parfaitement aux enjeux de mobilité des apprenants. Quel que soit le lieu géographique où il se trouve, un stagiaire peut participer à une formation et échanger avec les autres participants. La classe virtuelle est un dispositif particulièrement apprécié par les grands groupes internationaux dont les équipes sont éloignées géographiquement. Enfin, rappelons qu’il est plus aisé pour un apprenant de suivre une classe virtuelle qu’un cours en présentiel dans la mesure où il n’a pas à se déplacer.
  • Des échanges avec les apprenants : la classe virtuelle permet aux participants d’interagir entre eux et de communiquer de manière écrite ou orale contrairement à un cours e-learning où chaque stagiaire est « seul » et poursuit en totale autonomie son parcours de formation.

Des rapports formateurs/apprenants moins hiérarchisés : dans une classe virtuelle, l’apprentissage « descendant » est aboli au profit d’un enseignement plus « horizontal ». Ainsi, le formateur n’est plus le seul à détenir tout le savoir et, outre le fait de transmettre ses connaissances, il joue également le rôle d’animateur de communautés ou de facilitateur.

6.    Gagner en efficacité avec le microlearning

Conçu pour permettre aux apprenants de se concentrer de manière optimale, le microlearning est particulièrement adapté à l’apprentissage en ligne. En effet, en raison des sollicitations incessantes auxquelles nous sommes sujets dans notre quotidien, notre cerveau a du mal à se concentrer sur des longues durées. Pour contrecarrer ce désagrément, le microlearning consiste à proposer des séquences d’enseignement courtes aux apprenants. Il peut s’agir de vidéos de quelques minutes, d’une liste interactive ou tout autre format facile d’accès. L’important est de toujours proposer du contenu qui va directement à l’essentiel.

Par son format condensé, le microlearning donne la possibilité d’atteindre des objectifs simples. Mis bout à bout, ces différents mini-modules permettent d’acquérir des compétences plus conséquentes. Ce n’est donc pas tant le contenu de la formation proposée qui évolue que la manière dont elle est présentée, pour être la plus digeste possible.

7. Le rich média pour s’adapter facilement

Le rich média se déploie dans les formations e-learning. Désormais, les formateurs utilisent différents outils, à savoir des vidéos, du son ou un affichage dynamique, pour transmettre un message. Si cela s’avère indispensable pour varier les formats pédagogiques, le rich media présente de multiples atouts :

  • Il permet de rendre un contenu plus attractif en intégrant une présentation plus dynamique  ou en permettant à des experts de partager leurs bonnes pratiques.
  • Il favorise l’autonomie des apprenants. En effet, ces derniers sont à même de se former seuls et à leur rythme. Il est donc plus aisé pour un formateur de personnaliser le contenu de sa formation.
  • Il permet aux participants d’accéder directement aux informations les plus importantes au sein d’une séquence e-learning.
  • Il est facilement accessible, quel que soit le lieu où se trouvent les apprenants. Certains contenus en rich media peuvent même être visionnés hors connexion.

Un formateur qui déploie du rich media au sein de son catalogue de formation est en mesure de faire preuve d’une plus grande d’agilité. En effet, cela lui permet d’intégrer facilement des nouveautés liées à son secteur d’activité tels que de nouvelles mesures réglementaires par exemple en intégrant simplement une voix sur un PowerPoint déjà achevé par exemple.

Pour aller plus loin : les vidéos interactives permettent aux apprenants d’interagir ce qui permet d’augmenter l’engagement des apprenants et d’améliorer leur mémorisation.

Selon vous, quelles seront les tendances en matière e-learning en 2021 ? N’hésitez pas à nous livrer vos pronostics en commentaires de cet article !

 

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