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20 astuces pour créer un QCM d’évaluation vraiment utile

En phase d’évaluation, le QCM se révèle être un outil formidable et attrayant pour les apprenants. Plutôt qu’une longue rédaction, inadaptée à une situation professionnelle actuelle, le QCM permet de juger le niveau de connaissance et l’acquisition des compétences qui répondent à l’objectif de la formation. 

Plus abouti et plus complexe qu’il n’y paraît, le QCM ne se travaille pas au coin d’une table. Puisez dans ces conseils pour établir un questionnaire pertinent qui reflète vraiment le niveau de vos apprenants.

Les types de QCM

Avant de vous lancer dans la rédaction du QCM, sachez qu’il existe plusieurs formes de questionnaire. Vous pouvez choisir une forme unique ou combiner plusieurs formats. 

  1. Le QCM : Questions à Choix Multiples. Il n’existe qu’une seule bonne réponse ;
  2. Le QRM : Questions à Réponses Multiples. Il existe plusieurs bonnes réponses ;
  3. Le QAA : Question À Appariement. L’apprenant associe des informations entre elles (cause-conséquence, symptôme-diagnostic ou concept-définition) ;
  4. Le QROC : Question à Réponse Ouvert Courte. Le stagiaire ne choisit pas une réponse, mais produit un court texte de réponse. 

Réponse courte ou suite logique, n’hésitez pas à varier les formats pour faire rentrer toutes vos questions dans un seul test.

Que doit-on vraiment évaluer ? 

Il ne s’agit pas de questionner l’apprenant à tout va. Une bonne évaluation est celle qui se concentre sur les notions de valeur, qui est en phase avec les objectifs de la formation et qui sait hiérarchiser les apprentissages entre l’incontournable, l’important et l’appréciable

Votre but doit surtout concerner l’apprentissage des notions incontournables. Ensuite, vous êtes invités à poser des questions sur l’important. Quelques énoncés sur l’appréciable aident votre analyse et celle de votre apprenant.

Les 20 conseils d’un bon QCM

Le Louvain Learning Lab, dans son cahier sur le QCM, partage ses techniques pour créer un outil d’évaluation pertinent. Florilège des manœuvres à mettre en place.

Avant de préparer les questions

  1. Soyez clairs ! Précisez dans la consigne comment marquer la réponse, s’il y en a plusieurs possibles et la stratégie de réponse (unique, totale, seuil…) ;
  2. Ce n’est pas la question qui est dure, mais la réponse. En construisant une question difficile, vous n’analysez pas vraiment les connaissances ;
  3. L’énoncé est long, les réponses sont courtes ;
  4. Une bonne réponse dépend du niveau de l’apprenant, pas d’indices qui seraient cachés dans certains choix ;
  5. Proposez aux apprenants d’écrire eux-mêmes des questions qui leur semblent appropriées à la fin de chaque module ;
  6. Testez votre QCM avant de l’envoyer. Pensez à vos pairs, vos anciens apprenants ou votre entourage.

Pour éviter les mauvaises interprétations.

Rédiger un bon énoncé

  1. L’énoncé contient tous les éléments incontournables pour être compris ;
  2. Il présente très clairement un problème et se concentre sur une seule notion ;
  3. Il sépare les informations et la question posée ;
  4. Il regroupe les éléments communs à toutes les solutions ;
  5. L’énoncé permet de répondre sans même voir les réponses ;
  6. Le texte s’affranchit des termes vagues, des jugements de valeur, des formulations négatives et de détails insignifiants.

Afin qu’il n’oriente pas les réponses et éclaire suffisamment l’apprenant sur l’intention.

Formuler les réponses du QCM

  1. Toutes les réponses sont plausibles ;
  2. Elles sont homogènes dans leur structure et leur complexité ;
  3. Les termes absolus (toujours, jamais) sont inexistants ;
  4. Chaque réponse est autonome, elle ne dépend pas de la réponse précédente ;
  5. Les propositions n’ont pas de termes communs avec l’énoncé ;
  6. Il n’y a pas d’indices de convergences en proposant une réponse qui regroupe les points des autres propositions ;
  7. Les périodes ou intervalles sont classés dans un ordre croissant ;
  8. Les bonnes réponses ne sont pas toujours la C ou la D qui sont le plus souvent choisies au hasard.

Tout ceci afin d’éviter les réponses par élimination.

À voir également : [Vlog] Améliorer l’évaluation et suivi qualité de ses formations

Comment définir la réussite à un QCM ?

Pour considérer qu’une personne maîtrise une compétence, elle propose deux bonnes réponses sur les trois questions du sujet. La répartition des questions entre l’incontournable, l’important et l’appréciable doit prendre en compte cette donnée.

Quid des points négatifs ? Certains formateurs sont tentés d’attribuer des points négatifs comme ils attribuent des points positifs. C’est parfaitement leur droit, mais sachez que cela augmente les biais de réponse (selon un profil plus ou moins joueur) et ne démontre pas mieux les capacités des apprenants. Les points négatifs ne rendent pas l’évaluation plus valide, fidèle ou discriminante. Quel que soit votre choix, prévenez toujours vos apprenants. 

Concernant la réussite du QCM de votre côté, analysez les réponses. Des leurres (fausses réponses) ne sont jamais choisis ? Tout le monde répond à côté de la question 2 ? N’hésitez pas à retravailler votre évaluation pour les prochaines sessions.

Le QCM en ligne et la tricherie

Si vos apprenants répondent au QCM en ligne, essayez au maximum de limiter la possibilité de demander à Google. Vous pouvez notamment penser à la mise en situation ou à l’item retourné (soit un cas concret qui pose des questions sur une connaissance). 

À lire également : L’évaluation en e-learning évolue : quelles sont les nouvelles tendances ?

Grâce à cette checklist de Louvain Learning Lab, vous avez une bonne idée de la conduite à mener lors de la production de vos QCM. Comme toujours, réalisez, testez, changez, partagez, analysez et modifiez à nouveau ! Votre évaluation n’en sera que plus pointue.

Raphaele-champ-rédactrice

Diplômée d’un Master 2 en communication à Sciences Po Grenoble, je travaille essentiellement dans des domaines B2B. Après quelques expériences dans le web, je me suis spécialisée en création, optimisation et pilotage de contenus. J’évolue dans des domaines autour de la formation, des RH et du digital. Je m’intéresse particulièrement aux nouvelles méthodes d’enseignement et à la valeur ajoutée du numérique dans l’apprentissage.

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