Interculturel

Entreprises : 4 raisons de former vos collaborateurs à l’interculturel

Dans notre monde de plus en plus uniformisé, à l’heure d’internet et de la globalisation, il est facile de penser que la notion de culture est devenue secondaire et que l’on peut faire du business de la même façon à Bangalore, Paris, Rio ou Tokyo.

Dans les faits, notre patrimoine culturel nous influence inconsciemment et ne pas avoir conscience de ces influences peut fortement brouiller la communication avec nos interlocuteurs. L’idée n’est pas de faire une liste de stéréotypes ni de faire un portrait type, mais d’appréhender les principales différences culturelles entre deux pays ( toujours dans la comparaison entre 2 cultures, ce qui importe, ce sont les points communs et les différences, pas une définition type d’une culture en soi).

Il existe plusieurs types de formations et accompagnements à l’interculturel, voici pourquoi il est important pour vous de vous former ainsi que vos équipes

L’expatriation

C’est le cas pour lequel le besoin de formation est le plus souvent exprimé. Le collaborateur choisi pour partir quelques années demande à être formé aux bonnes pratiques locales. En effet, autant lors d’un voyage d’agrément, on peut souhaiter partir à l’aventure et s’amuser des malentendus, autant il est plus confortable d’être formé lorsqu’il s’agit de travailler à l’étranger. Dans ce cas, une formation avec un formateur spécialiste du pays cible est intéressante, ainsi que le partage d’expérience avec des expats déjà en place ou qui viennent de rentrer.

L’arrivée d’un expat dans votre équipe

Et oui, il n’y a pas que la personne qui arrive dans un nouveau contexte qui peut être déboussolée. Les personnes travaillant avec elles peuvent aussi trouver ce nouveau collègue ou manager bizarre. Préparer l’équipe peut s’avérer très bénéfique. Je me souviens par exemple d’un anglo-saxon qui était arrivé dans une équipe française. Les Français le trouvaient froid. En creusant un peu, le vrai reproche était qu’il ne disait pas bonjour le matin dans l’open space. En en discutant avec lui, il expliqua que c’était par politesse, qu’il aurait eu l’impression de ne pas déranger ses collègues déjà au bureau. Bref, anticiper, communiquer sans juger permet de désamorcer bien des situations.

La signature d’un contrat avec un client ou partenaire étranger

Le plus souvent, les consultants sont appelés à la rescousse quand la négociation ne se passe pas comme prévue, et que le contrat risque de tomber à l’eau. Cependant, le consultant n’a pas de baguette magique, est souvent pris au dépourvu et même s’il pourra sûrement expliquer le contexte a postériori, ce n’est toujours aisé de rattraper une situation qui s’est embourbée. Tandis que lorsqu’on anticipe en se formant à l’interculturalité, il est possible de prendre en compte nos biais culturels et d’adapter notre mode de communication ou de management pour que tout se passe au mieux.

Travailler dans une entreprise internationale

Le siège est en France, une équipe de développeurs à Bangalore, le client dans un pays tiers. Le process peut être bien plus complexe encore. Sur le papier, tout fonctionne, dans les faits, il y a régulièrement des retards, des insatisfactions. Et le chef de projet peut au choix se remettre en cause, considérer que les délais étaient trop serrés, que c’était une erreur de travailler avec des Indiens, que les clients changent toujours d’avis… c’est plus complexe que cela.

En effet, restreindre chaque individu à une entité productrice gomme sa personnalité et au sein de celle-ci, sa culture. Or celle-ci influence sa façon d’interpréter une consigne, de répondre à une demande, de respecter un délai. Des projets multisites ont été bien moins rentables que prévu, car l’aspect interculturel n’avait pas été pris en compte. Une familiarisation globale des participants au sujet sous forme de formation aurait permis à chacun de remettre en question ses pratiques en fonction des gaps culturels. Passer du « moi j’aurai fait ça » à « pour que cela fonctionne, on va modifier les process pour s’adapter aux façons de travailler des différentes équipes ». Selon sa place dans l’entreprise, une formation globale de sensibilisation à l’interculturel sera suffisante tandis que pour d’autres, il faudra compléter par une étude plus approfondie relative à un ou deux pays cibles (par exemple pour le chef de projet cité ci-dessus).

En résumé, si dans cet article il y a 4 raisons de vous former ou de former vos équipes à l’interculturel, il y en a bien plus. L’interculturalité bien appréhendée est une richesse pour votre activité, il serait dommage de vous en priver. Et le maître mot est ANTICIPER. Se former en amont pour comprendre les bases de la communication et du management interculturel pour déceler les situations à risque et pouvoir rapidement les désamorcer. Cela permet d’améliorer la communication avec vos collègues, fournisseurs ou clients. De même, se renseigner avant un voyage à l’étranger permettra de mieux rentabiliser le voyage et d’avoir des relations harmonieuses avec ses contacts sur place.

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